02.10.2006
Du choix des sujets
Un de mes amis qui travaille pour un grand média m’a raconté qu’un sponsor a payé fort cher pour qu’on parle du salon de l’auto deux fois par jour pendant toute sa durée (15 jours), histoire de pouvoir placer de la pub autour du reportage. Les journalistes de ce média vont donc devoir trouver une trentaine d’idées de sujet sur l’automobile… Quand on parle d’indépendance de la presse…
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13.09.2006
Télérama : le point de vue d'un ancien
Voilà le forum d'un ancien de Télérama sur le site du Nouvel Obs, édifiant : http://forum.nouvelobs.com/archives/forum_705.html
La presse va mal vous dis-je.
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11.07.2006
Même le Canard…
J’ai entendu aujourd’hui une émission passée il y a quelques semaines sur une grande station de radio (vive le podcast). Un des invités était Philippe Tesson (un journaliste passé par de nombreuses rédactions, toujours à des postes importants), et alors qu’on l’interrogeait sur la véracité des infos dans les médias, il expliqua que dans le Canard Enchaîné les infos livrées dans toutes les enquêtes, les grands papiers étaient véridiques et inattaquables, à 95%. Par contre toutes les petites brèves, les petites news de la page 2 du célèbre hebdomadaire satirique, étaient, selon les cas, plus sujet à caution, à interprétation. Bref, cela voulait dire qu’il ne fallait pas tout prendre pour argent comptant, loin s’en faut ! L’homme est bien placé pour dire cela puisqu’il travailla pour le Canard…
Dire qu’il y a encore quelques minutes j’étais persuadé que tout ce qui était imprimé dans ce journal était vrai…. Encore une illusion qui tombe. Même si sur le fond ça n’enlève rien au travail d’enquête souvent brillant des journaliste du seul hebdomadaire sans pub de la presse française.
16:25 Publié dans Le néant | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
22.06.2006
presse et croissant
Ce que je n’ai pas raconté, c’est le petit-déjeuner le lendemain. Une gêne palpable flottait autour de la table du jardin. J’avais été cherché les croissants et les journaux. La lecture a remplacé la conversation. Puis tout le monde s’est gentiment éparpillé. Je suis curieux de savoir ce qu’ils se sont dit sur l’oreiller.
16:57 Publié dans Le néant | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
21.06.2006
De la peur du chibre de L'Artiste
(Suite du post du lundi 19 juin)
La soirée commençait à tirer sérieusement en longueur. Ce qui ne calmait visiblement pas la soif d’un de mes amis qui offrit sa tournée de digestifs… Pour moi ce fut une petite poire qui fit déborder le vase. Il était temps de rentrer au bercail, de retrouver ma chambre d’ado qui prend la poussière depuis mon installation à Paris. Je me tournais alors vers Miss Province pour lui dire au revoir, quand celle-ci me posa une main sur la cuisse, prit un regard de biche et me demanda de rester un peu. Et dans ces cas là je n’ai absolument aucune volonté. C’est le probleme de ma vie, dès qu’elles peuvent mes hormones montent au créneau. Donc je suis resté et je passais les premières minutes à me demander pourquoi Miss Province, fille dont j’étais amoureux il y a de nombreuses années, mais je ne croisais plus qu’au fil du hasard m’avait demandé de rester. Je me demandais pourquoi cette fille, en couple depuis quelques mois, me draguait si ouvertement.
Vint, enfin, l’heure du départ du resto. Conciliabule sur le trottoir. ‘Qu’est-ce qu’on fait boite, bar, verre chez quelqu’un ?’ demanda l’un de mes amis. Les avis divergèrent et le groupe se scinda en deux, une mission boîte et une mission allons boire chez quelqu’un. Embarqué avec moi dans la mission à domicile : Miss Province, un de mes potes (L’Artiste) et moi. Évidemment il était hors de question qu’on y aille chez moi (enfin chez mes parents en l’occurrence), même topo pour Miss Province qui prétexta je ne sais plus quoi mais nous fit comprendre que c’était impossible d’aller dans l’appartement qu’elle partage avec son mec (parti en week-end). Restait donc la maison des parents de L’Artiste, qui heureusement avait eu la joyeuse idée de se rendre à un mariage dans le sud de la France. Quelques minutes plus tard nous étions dans le salon à siroter une coupe de champagne (Taittinger, 7/10). Il faisait une température idéale dehors. La discussion avançait, l’heure aussi. Je décidais de dormir chez mon pote. Nous proposons alors à Miss Province de lui appeler un taxi pour la raccompagner chez elle. Refus poli. Elle nous dis qu’elle préfère dormir ici. Le message est explicite, sauf que moi je pense que c’est pour moi, et mon pote a le même raisonnement. Miss Province s’éclipse alors pour aller prendre une douche. L’heure est grave : à qui faisait-elle de l’œil. J’avance l’argument de la main sur la cuisse, de la demande de rester, mon pote me renvoie le baiser dans le cou et les clins d’œil que la miss lui aurait fait. Egalité. Alors qu’on était à deux doigts de jouer la décision à Pierre-Feuille-Ciseau, la miss se pointa dans le salon, avec pour seul vêtement une serviette. L’heure était grave.
Comme vous vous en doutez cela s’est fini au lit. Un truc à trois qui ne m’a pas branché du tout. Le simple fait de voir le sexe de mon pote en érection à quelques centimètres de moi provoquait un blocage maladif en moi. J’ai donc caressé la demoiselle quelques minutes pour le principe. Elle a bien essayé de prendre les choses en main. Mais moi qui ait du mal à ne pas regarder une jolie fille, là malgré une miss superbe et nue dans le lit, je n’avais qu’une peur : la queue de mon pote. J’ai donc déclaré forfait sous un prétexte fallacieux et je suis allé dormir dans une autre chambre avec une certitude : une occasion de coucher avec ce fantasme d’adolescence ne se représenterait jamais après une prestation, comment dire, un peu molle. La loose en solo...
A trois je veux bien, mais j’avais dis avec deux filles !!!
18:15 Publié dans Le néant | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note
19.06.2006
Plus on est de fous plus on rit
Le week-end fut inoubliable et surprenant. Je suis rentré dans la ville de province dont je suis originaire. J’avais prévu de revoir quelques potes de lycée et de fac. Rendez-vous fut pris sur une terrasse de bistrot à la campagne pour quelques verres, un bain de soleil et beaucoup de nostalgie. Nous étions 3 garçons et une fille. La discussion filait version ‘t’as pas changé, qu’est-ce que tu deviens’ (notez la référence à un chanteur à texte connu). Alors que nous nous étions résolus à quitter la terrasse du bistrot pour celle d’un resto, deux amies de la fille qui nous accompagnait, appelons-la Miss Province, passèrent par là. Je les connaissais de vue pour avoir passé quelques années dans la même école qu’elle. Elles s’essayèrent à notre table, et nous fûmes quitte pour reprendre une nouvelle tournée. Le thème de la conversation ne bougea pas d’un iota : nostalgie quand tu nous tiens.
Finalement l’opération resto eut lieu, mais elle fut précédée d’une opération pétard qui fut pour moi l’occasion de découvrir que le cuir de ma voiture résistait (un peu) aux boulettes… Intéressant. L’alcool, l’herbe et une conversation qui tournait un peu au rendez-vous des anciens combattants commençaient à me faire bailler. Je ne savais pas encore que la soirée allait se terminer à 3 dans le même lit.
(to be continued)
18:50 Publié dans Le néant | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
08.06.2006
343° - Savez prendre le temps ?
J’ai un problème dans la vie, je ne sais pas prendre le temps. Je ne sais pas me poser et prendre le temps. Je m’occupe pour ne pas penser, je n’arrive pas à ne rien faire. Si une catégorie de ce blog s’appelle le néant, c’est parce qu’une partie de ma vie me semble être plongé dans ce néant. Je cours sans regarder, je cours par peur de manquer, de penser, de profiter. J’ai l’impression de fuir. Je n’arrive pas à analyser ce que je vis, je n’arrive pas à me dire « là je suis bien, mais je peux faire ça pour avancer ». Et vous, savez-vous savourer les bons moments, les choses accomplies ? Moi pas, je crois que ça m’angoisse. Je cours. C’est grave docteur ?
16:55 Publié dans Le néant | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
05.06.2006
Bureau des pleurs
Je hais les jours fériés plus fériés, je hais les jours sans Miss Santé/Beauté au bureau, je hais le fait d’être enfermé dans un bureau, je hais les jours semi-fériés ou ni les boss ni les fonctionnaires ne travaillent. Je hais ce lundi de Pencôte que j’ai tant aimé. Moralité : jours fériés et histoires d’amour ont ce point commun que lorsqu’ils changent on peut se mettre à détester ce que l’on a adoré.
Voilà c’était pour dire rien du tout
16:30 Publié dans Le néant | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
02.06.2006
Du soleil, une panne et des nanas
La liberté de la presse, la liberté d’informer, méritent d’être défendu pendant encore de longues années. Cette semaine je suis parti à l’autre bout du monde (enfin de l’Europe…), au péril de ma vie (il y a le risque de se prendre une bouteille de champagne sur la tête lors de turbulences pendant le vol, sans parler de la possibilité de se noyer dans la piscine de l’hôtel ou encore de faire une mauvaise réaction à la nourriture servie dans des 3 étoiles, la liste des dangers est longue !) afin d’informer le monde (enfin au moins mes lecteurs…) de l’existence d’un nouveau téléphone portable. C’est bien entendu sur l’invitation du constructeur que j’ai décidé de faire mon journaliste (d’investigation, disons-le sans peur, puisque lâché dans l’hôtel, j’ai mis plus de 10 minutes à trouver le bar, errant dans les couloirs, risquant à tout moment de glisser sur le marbre. Si on ne parle pas d’investigation et d’enquête à ce niveau, c’est à désespérer).
Après avoir bien mangé, bien bu, bien bronzé (j’ai aussi regardé un peu le téléphone, mais je ne me suis pas attardé puisque comme tous les journalistes du voyage j’ai reçu un exemplaire en cadeau, j’aurai donc tout le loisir de faire joujou avec), il a fallu rentrer, perdre au moins 20°C et ressortir l’écharpe.
Et comme je suis un travailleur acharné, hier soir, à peine acclimaté, j’ai pris le risque de faire une soirée presse. Sony invitait au studio Gabriel pour fêter le lancement de la PSP blanche (un événement s’il en est). Le lieu, transformé en annexe de boîte de nuit, était rempli jusqu’à la gueule de jeunes branchouilles, look décalé, coolatitude, zik hype, et drague à tous les étages. Le Mumm (8/10, meilleur que la dernière fois… je sais pas pourquoi puisque c’était la même cuvé) a coulé à flot, un nombre incroyable de bouteilles ont été sacrifié sur l’autel du jeu vidéo. Accompagné de 2 amis, j’ai autant dragué que bu, ce qui n’est pas rien, mais pas autant attrapé que je l’aurai souhaité. Puis, en fin de soirée, je suis tombé sur une attachée de presse super mignonne (cf. l’article de Nina : http://vingtenaires.over-blog.com/article-2876941-6.html#anchorComment) avec qui j’avais fricoté il y a au moins deux ans. Pour remettre dans le contexte, j’avais déjà réglé leur compte à un nombre conséquent de coupes et j’étais à ce moment précis à la recherche de mes compères de soirée, égarés quelque part dans la foule quand je tombe nez à nez avec la demoiselle. Dans les premières secondes, je bloque sur elle, je ne me souvenais pas qu’elle étais aussi jolie. Je bafouille une ou deux phrases à la cohérence douteuse, puis elle se met à parler, nouveau boulot, nouvel appart’ et plein de détails dont une bonne partie ont été noyé par la musique du lieu. Et je ne sais pas pourquoi mais je n’ai pas réussi à lui sortir une seule phrase intéressante, je lui beuglais uniquement des phrases plates et sans intérêt dans les oreilles. Ce n’est pas tant que je sois passionnant à toute heure du jour et de la nuit, mais en général ça tient à peu près la route. Là, rien. Malgré des efforts surhumains pour essayer de l’intéresser, j’ai bien senti que son regard cherchait à droite et à gauche (pas en même temps ;-) ) un échappatoire. Je lui ai facilité la tâche.
J’ai plongé dans le Mumm pour me remettre de tout ça, j’ai embrassé la première fille venue (pas super jolie) pour me rassurer, puis une autre (un peu mieux) chez qui j’ai fini la nuit (où, c’est bien connu, toutes les chattes sont grises). On a joué, on a joui, on a dormi. Ce matin je lui ai donné un faux numéro de portable. La loose jusqu’au bout.
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26.05.2006
Inspecteur gadgets
Hier, j’ai revu une amie de longue date. Mi-amante, mi-confidente, cela faisait quelques mois que nous ne nous étions pas vu. Nous avons sirotés quelques verres en terrasse, discutés de sa vie, de la mienne. Elle a eu un homme pendant quelques temps, avec de grands hauts et de gigantesques bas. Il assurait comme une bête au lit, mais avait un caractère pourri et était d’un individualisme forcené (c’est en gros ce que j’ai retenu). Vient mon tour, je lui raconte les derniers épisodes de ma vie, puis j’en viens à parler de Miss Santé/Beauté alias la femme aux bottes. Je lui raconte son exploration, réussie, du monde de la drague. La conversation file, et elle me dit qu’elle un truc terrible à me raconter. Sentant le scoop du mois (c’est ça le flair journalistique…) je commande une bouteille de champagne (Taittinger rosé, 8/10). On se confesse toujours plus facilement avec quelques grammes dans le sang (dixit Thierry Ardisson dont le champagne coule à flot dans les loges des invités de Tout le monde en parle). Elle me dit que sur Meetic, elle a rencontré un plan cul absolument phénoménal, un mec sans charme particulier, pas très bavard, mais alors absolument fantastique au lit. Évidemment, même si je sais qu’elle couche où bon lui semble, étant son ami/amant, je suis un peu vexé qu’un illustre inconnu lui fasse autant d’effet. Plus que moi visiblement. Je lui demande alors ce qui est si fantastique avec Mister X (appelons-le comme ça). Et de me raconter comment il lui avait fait découvrir tout un éventail de positions incroyables et surtout d’accessoires. A force de coupe pétillantes et de persuasion (bon en vérité ce ne fut pas très difficile) j’obtiens qu’elle me raconte… en détails. Elle commença par l’anneau vibrant, un cercle en latex surmonté d’une excroissance abritant un petit moteur vibrant. Il suffit de glisser l’accessoire sur l’engin de monsieur et de la mettre en marche. Cela retarde l’éjaculation chez l’homme (puisque le cercle serre légèrement le penis) et surtout stimule le clitoris de madame. Mon amie/amante me dit n’avoir jamais autant joui que ce soir là. Et c’est là que je peux remercier ma bonne étoile : nous avions reçu à la rédaction tout un lot d’accessoires divers et variés (godes, gel, boules de geisha… et anneaux vibrants avec capote intégré) fabriqué par une marque de produits d’hygiène et malgré la razzia en règle qui avait eu lieu j’avais réussi à sauver un gode (que je n’ai pas encore testé ;-) et un de ces fameux anneaux vibrants). Piqué au vif par les performances de Mister X, je lui propose de tenter un comparatif in vivo. Sitôt proposé, nous finissons la bouteille en moins de temps qu’il en faut pour le dire et direction l’intérieur cuir de la voiture. Une poignée de minutes plus tard, elle était chez moi. La nuit fut délicieusement longue, la pile de l’anneau vibrant tomba en rade au bout de la demie-heure prévue par le constructeur, et l’amie/amante me montra des positions et des combinaisons insoupçonnées. La transmission du savoir a du bon !
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