14.06.2007
339° - Boire ou écrire
Tous le monde se souvient de ces vieilles pubs pour lutter contre l’alcool. On y voyant un impayable acteur y jouer l’alcoolique version actor’s studio, et tout le monde autour de lui était atterré par cet homme chancelant. Un slogan venait sanctionner tout cela : Tu t’es vu quand t’as bu. Imparable. Sauf que le vrai problème se situe ailleurs : boire n’a rien de dramatique (suffit de fixer une limite… haute ou pas…), c’est le décalage d’alcoolémie entre les participants d’une soirée qui peut complètement ruiner l’ambiance. Il faut vraiment prendre un soin particulier à ce que tout le monde soit bourré en même temps pour que la soirée soit réussie.
Bref je m’égare. Je voulais en venir à l’alcool comme stimulant à l’écriture, à l’imagination, et dans une certaine mesure (la mesure de sa résistance aux vapeurs de l’alcool) à l'inspiration. En ce qui me concerne mes rapports avec la fée alcoolisée sont ambigus, certains élixirs me font plonger dans un état semi comateux avec zéros créativité à la clef, je pense aux alcools forts qui tapent plus qu’ils m’envoient en l’air. Par contre le vin et en particulier le champagne soigne très bien la panne d’inspiration. Et pour apprécier l’effet, pour une fois tout est question de modération.
16:20 Publié dans De 360° à 0° | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : alcool, champagne, créativité, écriture
26.04.2007
Et si on se reveillait ?
10:08 Publié dans Brèves de bureau | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
02.10.2006
Du choix des sujets
Un de mes amis qui travaille pour un grand média m’a raconté qu’un sponsor a payé fort cher pour qu’on parle du salon de l’auto deux fois par jour pendant toute sa durée (15 jours), histoire de pouvoir placer de la pub autour du reportage. Les journalistes de ce média vont donc devoir trouver une trentaine d’idées de sujet sur l’automobile… Quand on parle d’indépendance de la presse…
17:40 Publié dans Le néant | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
13.09.2006
Télérama : le point de vue d'un ancien
Voilà le forum d'un ancien de Télérama sur le site du Nouvel Obs, édifiant : http://forum.nouvelobs.com/archives/forum_705.html
La presse va mal vous dis-je.
16:43 Publié dans Le néant | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
11.07.2006
Même le Canard…
J’ai entendu aujourd’hui une émission passée il y a quelques semaines sur une grande station de radio (vive le podcast). Un des invités était Philippe Tesson (un journaliste passé par de nombreuses rédactions, toujours à des postes importants), et alors qu’on l’interrogeait sur la véracité des infos dans les médias, il expliqua que dans le Canard Enchaîné les infos livrées dans toutes les enquêtes, les grands papiers étaient véridiques et inattaquables, à 95%. Par contre toutes les petites brèves, les petites news de la page 2 du célèbre hebdomadaire satirique, étaient, selon les cas, plus sujet à caution, à interprétation. Bref, cela voulait dire qu’il ne fallait pas tout prendre pour argent comptant, loin s’en faut ! L’homme est bien placé pour dire cela puisqu’il travailla pour le Canard…
Dire qu’il y a encore quelques minutes j’étais persuadé que tout ce qui était imprimé dans ce journal était vrai…. Encore une illusion qui tombe. Même si sur le fond ça n’enlève rien au travail d’enquête souvent brillant des journaliste du seul hebdomadaire sans pub de la presse française.
16:25 Publié dans Le néant | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
340° - La réponse avant la question
Pas beaucoup le temps d’écrire pour le blog en ce moment. Les vacances approchent, et il faut donc que je fasse le même boulot que d’habitude en deux fois moins de temps. Mais avant la fin du mois, je vous raconterai comment j’ai appris qu’un magazine assez connu truquait ses tests, avec la bénédiction d’un huissier de justice véreux, afin de pouvoir titrer : les mensonges des marques. Ou comment un rédacteur en chef a décidé qu’il voulait un article sur ce thème, et comment on se débrouille pour que les tests collent avec sa volonté et non pas avec la réalité. Edifiant !
15:15 Publié dans De 360° à 0° | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
22.06.2006
341° - La cooptation sociale
C’est lisant le post du jour de Nina sur l’ANPE (http://vingtenaires.over-blog.com//article-3079849.html) que je me suis dis qu’il était temps d’aborder ce thème qui me trottait dans la tête depuis quelques jours : le recrutement journalistique. Ayant un peu d’expérience dans le milieu maintenant, je suis passé par quelques rédactions et bien à aucun moment je n’ai trouvé de stage et à fortiori de travail grâce à une petite annonce. Non ça ne se passe pas comme ça. J’ai toujours trouvé du travail et la plupart de mes piges grâce au bouche à oreille. Dans le journalisme (et sûrement dans beaucoup d’autres métiers) on fait du recrutement de proximité. Quand une place se libère dans un journal, l’info circule dans le milieu et mieux vaut être vif et bien informé puisque les places au chaud sont rares et chères, elles restent libres peu de temps. Quand je dis ça, il faut bien entendu exclure les nombreuses fois où le poste n’est pas remplacé faute de moyen, ou celles où le poste va directement au ‘fils de’ (j’ai connu un grand journal de gauche où la fille (peut-être la nièce je ne sais plus) d’un ancien ministre avait obtenu un CDD). Mais comment fait-on pour trouver du travail quand on ne fait pas parti du microcosme journalistique ? Et bien sauf à avoir un oncle bien placé ou beaucoup d’argent pour racheter un journal, c’est super difficile. Le plus crédible est de miser sur la chance. En ce qui me concerne j’ai eu cette chance de rencontrer quelqu’un qui m’a ouvert les portes du journalistes, de la les rencontres se sont enchaînées et le boulot avec.
Dans ce milieu, le déjeuner est une arme. Il faut savoir entretenir des liens avec les personnes bien placées, avec les jeunes en devenir avec les vieux influents, il faut savoir les inviter à déjeuner pour les flatter et que le moment venu ils pensent à vous plutôt qu’à un autre. Quelques sites se targuent de regrouper les offres d’emplois dans le milieu de la communication, en ce qui concerne le journalisme les seules offres que j’y ai trouvées était soit complètement inintéressantes, soit situées à l’autre bout de la France (expérience pas forcément passionnante, mais très formatrice) et quoi qu’il arrive toujours mal payé.
Je ne vous ai pas découragé au moins ?
18:00 Publié dans De 360° à 0° | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
presse et croissant
Ce que je n’ai pas raconté, c’est le petit-déjeuner le lendemain. Une gêne palpable flottait autour de la table du jardin. J’avais été cherché les croissants et les journaux. La lecture a remplacé la conversation. Puis tout le monde s’est gentiment éparpillé. Je suis curieux de savoir ce qu’ils se sont dit sur l’oreiller.
16:57 Publié dans Le néant | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note


